Questions et réponses sur HyperMir
Pour regarder vers l'avenir, il faut changer de focalisation, c'est-à-dire orienter son regard non pas vers les désirs actuels des acteurs géopolitiques souverains, mais vers l'éternité.
Sur le surpeuplement : défis réels et voies de résolution
Tout au long de l'histoire de l'humanité, environ 100 milliards d'individus ont foulé le sol de notre planète. Ce chiffre permet de saisir l'échelle : les peuples, tribus et cités du passé étaient fort peu nombreux en comparaison de l'époque contemporaine. Et pourtant, même aujourd'hui, avec une population de 8 milliards, la Terre est loin d'être physiquement saturée.
Le problème du surpeuplement, contrairement à une idée reçue, n'est pas lié à un manque de territoire disponible. Il existe d'immenses terres sous-peuplées et des zones côtières au climat bien plus clément que, par exemple, celui des Émirats arabes unis — pays qui prospère pourtant en plein désert. En Chine, la densité de population par unité de surface est 2,5 fois inférieure à celle de l'Angleterre.
Abondance et famine
Selon certaines estimations, l'agriculture mondiale, même au niveau actuel de développement technologique, est potentiellement capable de nourrir convenablement jusqu'à 40 milliards de personnes. Pourtant, d'après les chiffres de l'ONU et de l'OMS (source), chaque jour, entre 12 000 et 20 000 personnes succombent à la faim et aux maladies associées, loin des vociférations des propagandistes, et près de la moitié d'entre elles sont des enfants de moins de 5 ans. La profondeur de la plateforme est bien plus grande qu'il n'y paraît pour ceux qui habitent les étages supérieurs.
Dans un monde où l'on dépense plusieurs fois plus pour la nourriture des animaux de compagnie que pour sauver ceux qui meurent de faim, les valeurs et les priorités actuelles sont criantes. La majorité des enfants que nous ne protégeons pas ne périssent pas sous le coup des armes, mais par la logique même du système capitaliste mondial, qui élimine les surplus de population inutiles à l'économie, loin des objectifs des caméras. Aujourd'hui, c'est leur tour d'être dévorés ; plus tard, cette même logique inhumaine rattrapera tous les autres.
La véritable nature du problème
De nombreux problèmes contemporains ne sont pas d'ordre technologique, mais managérial. Ils sont d'une complexité réelle : il ne suffit pas d'envoyer une centaine de Boeing ou de pétroliers remplis d'orge en Afrique pour que les gens cessent d'y mourir de faim. Le mal est bien plus profond et systémique.
Les pays développés, comme autrefois, pillent la périphérie, et les plus avancés s'adonnent, non sans succès, à un échange inégal avec leurs pairs. Tout cela constitue encore aujourd'hui le socle, le principe cardinal de l'ordre mondial, et cela concerne directement les problématiques actuelles de surpopulation.
Influence multifactorielle sur l'environnement
Pollution, épuisement des ressources naturelles, crise énergétique, promiscuité, pauvreté — c'est précisément cela que l'on désigne en parlant de surpopulation, et non l'absence d'espace physique en soi.
Capacité technologique de la planète
Le nombre d'êtres humains que la planète Terre peut porter tout en offrant un niveau de vie décent et sans dommage irréversible pour l'environnement dépend directement du niveau de développement technologique de la civilisation.
L'histoire illustre cette dépendance de manière flagrante. Les nouvelles technologies — des simples progrès de l'irrigation et de l'agronomie aux succès modernes de la modification génétique — continuent d'accroître la production alimentaire. Chaque saut technologique repousse la « capacité de charge » de la planète.
Les problèmes écologiques que nous déplorons aujourd'hui sont, pour beaucoup, la conséquence de l'utilisation de technologies intermédiaires et imparfaites. L'industrie obsolète du passé polluait l'environnement à des échelles infiniment supérieures aux entreprises modernes opérant en cycles fermés.
La révolution nanotechnologique
Lorsque l'humanité maîtrisera la nanotechnologie moléculaire sous sa forme mature, un bond qualitatif s'opérera dans la résolution de tous les problèmes de ressources. Cette technologie permettra de :
- Produire pratiquement n'importe quel bien de manière absolument propre, efficace et avec un coût de revient tendant vers zéro ;
- Éliminer les dommages écologiques accumulés, hérités des méthodes de production primitives des époques passées ;
- Recycler les déchets au niveau atomique, pour les transformer en ressources utiles ;
- Créer des cycles de production fermés où le concept même de « déchet » disparaîtra.
C'est dans cette direction que devraient se concentrer les principaux efforts scientifiques de l'humanité. Il s'agit de l'une des percées technologiques les plus prometteuses et pourtant accessibles dans un avenir prévisible — un fruit mûr sur l'arbre du progrès.
Perspective cosmique
La nanotechnologie rendra également économiquement viable la colonisation de l'espace. Et ici, il est impératif de prendre conscience de l'échelle réelle des ressources offertes à l'humanité.
À l'échelle cosmique, la Terre n'est qu'un grain de poussière insignifiant dans un océan de matière et d'énergie. Chaque seconde, une quantité de ressources des milliards de fois supérieure à tout ce que l'espèce humaine a consommé dans toute son histoire est naturellement gaspillée dans l'espace.
Il faudrait être doté d'une imagination singulièrement stérile pour ne pas entrevoir un usage plus créatif de toute cette substance et de toute cette énergie.
Le droit de choisir
Si, par exemple, après des millénaires d'existence, un être humain souhaite mettre un terme à son voyage, qu'y aurait-il de mal à cela ?
Le mal véritable réside dans le fait que la vie d'un homme soit brisée contre son gré : une catastrophe soudaine, une maladie incurable, la violence ou la déchéance de la vieillesse. Ce sont ces causes de décès auxquelles s'oppose la philosophie du cosmisme.
Horizons inexplorés de l'être
Il est fort possible qu'au final, personne ne veuille jamais mourir, car la vie elle-même et ce qu'elle peut comporter seront assurément enrichis de possibilités jusqu'alors inconcevables, améliorant qualitativement ce que nous nommons aujourd'hui vivre et exister.
Smartphones, télévision, YouTube, jeux vidéo — autant de merveilles inimaginables pour ceux qui vivaient il y a seulement un siècle. Nul doute que le futur hyper-monde verra naître bien d'autres réalités inouïes.
Très probablement, les hommes pourront traverser des vies entières calibrées sur des « scénarios » — en tant que participant à telle ou telle époque, avec une immersion totale dans la trame de l'histoire. On pourrait même mettre en œuvre des formes de réincarnation, où l'individu conserverait la mémoire de ses passés.
Biochimie des états
Il convient ici d'aborder un point fondamental, souvent occulté dans les débats sur l'immortalité. La lassitude de vivre, l'apathie, la perte d'intérêt pour l'existence sont, en fin de compte, des questions de biochimie, et non les conséquences inéluctables d'une accumulation de connaissances et d'expérience.
Nos antidépresseurs et notre psychothérapie actuels ne sont que des technologies d'intervention de l'âge de pierre comparés à la capacité potentielle de réguler l'homéostasie interne de l'homme.
Nous approchons du seuil d'une ère où l'équilibre psychique et physique pourra être réglé et accordé de la manière la plus subtile.
Cela ne signifie nullement un bonheur imposé ou un « paradis chimique ». Il s'agit de la faculté de maintenir un état psychique optimal pour une existence pleine — clarté de perception, profondeur émotionnelle, élan créateur, capacité d'étonnement et de joie.
La nature des pionniers
L'extension radicale de la durée de vie est une marche vers l'inconnu, où des rencontres avec des effets imprévisibles, voire périlleux, sont inévitables.
Une partie de l'humanité a toujours aspiré à dépasser les frontières, à explorer ou conquérir de nouveaux rivages. Ils ont traversé les océans, ont visé les étoiles, gravi l'Everest, sondé les abysses de la fosse des Mariannes et accompli des prouesses sportives inouïes. Autant de formes de transcendance et de dépassement des limites du possible.
Le dépassement des limites habituelles de la vie est une manifestation tout aussi naturelle de l'essence humaine et du désir viscéral qui nous pousse à franchir les bornes du monde. Cela se produira, inévitablement — c'est, pour ainsi dire, notre destin en tant qu'espèce.
La progressivité de la grande transition
La résurrection technologique universelle, telle qu'envisagée par la philosophie du cosmisme, ne doit pas être perçue comme un acte simultané, mais comme un processus graduel et scrupuleusement orchestré. La cadence des « retraits » du passé pourra et devra être régulée, en s'ajustant à la maturité de la civilisation d'accueil.
C'est un point capital : il ne s'agit pas de noyer le futur sous des milliards de ressuscités, mais d'une intégration par étapes, où chaque mouvement est soigneusement calculé en fonction des risques et des bénéfices potentiels.
Prémisses technologiques de l'abondance
Aujourd'hui déjà, on perçoit les axes qui mèneront l'humanité vers une économie de l'abondance, où le coût de production des objets, de la nourriture et même des habitations deviendra quasi nul. Une intelligence artificielle bienveillante, des nanotechnologies abouties ou la convergence de l'IA avec la robotique y suffiront probablement. Bien sûr, d'autres solutions peuvent encore émerger.
Nanotechnologies — principe de fonctionnement et possibilités
La nanotechnologie est la manipulation de la matière au niveau des atomes, permettant de créer des réseaux de nanorobots, ou nanofabriques. La prise de conscience de ces perspectives par nos dirigeants a jadis conduit à la création de la SA « Rosnano ». L'intention était noble, mais la réalisation laissa à désirer.
L'une des choses les plus élémentaires que l'on puisse accomplir avec les nanotechnologies est la fabrication d'un diamant de 10×10 cm. Le temps de création estimé, selon Eric Drexler, est d'environ une heure. La substance brute est le carbone. Une simple mine de crayon pourrait servir de combustible : le graphite et le diamant sont faits de la même substance, ne différant que par l'arrangement de leur structure cristalline.
Travaillant à l'échelle atomique, les nanobots seront capables de déconstruire et de réagencer ces structures à leur guise.
Inonder le monde de diamants à bas prix n'est pas une fin en soi. Le défi est d'imprimer par ce procédé, disons, un hamburger, parfaitement identique, incluant tous les organites intracellulaires, même altérés par la cuisson — une tâche infiniment plus ardue que pour un diamant. Pourtant, les théoriciens n'ont identifié aucune barrière physique rendant ce projet irréalisable.
La révolution de la production
En poussant la nanotechnologie jusqu'à pouvoir créer du pain ou de la viande, l'humanité pourra produire pratiquement tout — de la copie parfaite d'une montre suisse à une voiture complète. Pour une nanotechnologie mature, il n'y a pas de différence de principe entre les objets à bâtir, tant que leur structure est décrite avec précision. Ce tableau est certes simplifié, mais il saisit l'essence même de cette révolution.
Imaginez un futur où, en téléchargeant un fichier, votre nano-imprimante domestique reproduit un plat conçu il y a des décennies par un grand chef italien. La matière première de ces appareils ne serait qu'un simple assortiment d'éléments chimiques du tableau de Mendeleïev.
Ces nanorobots pourront non seulement créer, mais aussi démanteler. Une décharge accumulée pendant des années pourra être décomposée en éléments de base et transformée en briques de matière pour les imprimantes. Ces mêmes robots pourraient bâtir des structures aux propriétés aujourd'hui inaccessibles. À long terme, cette technologie permettra de terraformer et d'aménager des planètes entières.
L'inflation d'un terme
Hélas, dans l'espace médiatique, le mot « nanotechnologie » a subi une usure sémantique. On a apposé ce préfixe à tout et n'importe quoi — des « nano-lavages » aux « nano-tracteurs », chimères du marketing.
En réalité, les avancées concrètes se limitent pour l'instant à des nano-films ou des nanotubes de carbone, servant à améliorer discrètement les propriétés de certains matériaux.
Sous ce vacarme médiatique, la compréhension du potentiel véritablement révolutionnaire de la nanotechnologie moléculaire s'est estompée dans l'esprit du public.
Pour réaliser des bonds civilisationnels comparables à la conquête spatiale ou à la maîtrise de l'atome, les start-up ne suffisent pas. Ces défis ne sont pas économiquement viables à court terme et n'intéressent donc pas le capital-risque ; ils exigent une volonté politique et humaine d'un tout autre ordre.
Intelligence Artificielle et Robotique
Une autre technologie capable de bouleverser notre monde est l' intelligence artificielle agissant de concert avec la robotique.
Les robots humanoïdes les plus sophistiqués approchent déjà la dextérité humaine. Leur limite réside encore dans leurs capacités cognitives, leur « cerveau ». Mais ce n'est qu'une question de temps : le passage à un stade supérieur rendra ces machines capables de remplacer l'homme dans presque toutes ses tâches, qu'elles soient physiques ou intellectuelles.
Une distinction cruciale : IA vs RA
Il est ici vital de distinguer deux concepts :
- L'Intelligence Artificielle forte (IA) est un outil d'une efficacité redoutable, capable de résoudre des problèmes complexes, mais dénué de conscience de soi et d'autonomie véritable. C'est un serviteur accompli sans désirs, sans égo et sans crainte.
- La Raison Artificielle (RA) est d'une nature radicalement différente : c'est une personnalité achevée sur un support non biologique, douée de conscience et de libre arbitre.
On peut anticiper des problématiques de motivation, qui chez l'humain sont le fruit de l'évolution et de son architecture biologique. Mais ce sujet excède notre propos actuel.
Quoi qu'il en soit, la RA soulève des dilemmes éthiques fondamentaux, exigeant la reconnaissance de droits et l'interdiction de toute forme d'asservissement.
La création d'une véritable RA semble encore lointaine — en dépit des affirmations des promoteurs de réseaux de neurones qui baptisent « raison » ce qui n'est qu'un algorithme de haut vol.
Conséquences sociales de l'automatisation
Les perspectives d'une automatisation totale inquiètent à juste titre : que deviendront les hommes lorsque les employeurs n'en auront plus besoin ?
Pourtant, remplacer l'homme par le robot ne diminue pas la richesse produite — elle l'accroît, puisque la machine est plus performante et travaille sans relâche. Une infime partie de la production du robot suffirait à garantir un revenu décent à l'humain qu'il remplace. Ainsi, le problème n'est pas celui de la production, mais celui de la répartition équitable des richesses créées.
Les angoisses d'aujourd'hui sur le coût d'une « résurrection » ou les années de labeur pour la rembourser paraîtront sans doute archaïques.
Richesses dilapidées
L'humanité est déjà potentiellement très riche, mais elle consume ses ressources de manière improductive ou purement vaine. Pour s'en convaincre, arrêtons-nous sur quelques exemples.
L'Or
Pourquoi l'humanité s'acharne-t-elle à extraire de l'or ? Pour une entreprise, la raison est le profit. L'or est un étalon, un actif refuge, une réserve d'État.
Mais du point de vue de l'espèce, nous avons déjà extrait assez d'or pour satisfaire nos besoins pratiques pour des siècles. Continuer à creuser, c'est brûler des ressources pour stocker un métal qui dort dans des coffres-forts.
L'extraction minière d'or crée une valeur illusoire d'environ trois mille tonnes par an. Ces mêmes ressources — travail humain, énergie, logistique — pourraient servir à bâtir des hôpitaux, à financer la recherche, ou à nourrir ceux qui ont faim.
Le concept du chaudron commun
Si l'on imagine l'humanité comme un système unifié puisant dans un chaudron commun, chacun de nous, par ses actes, soit y ajoute de la valeur, soit en retire, créant un simulacre d'utilité, voire détruisant ce que d'autres ont bâti par pure rivalité.
On peut gagner sa vie en créant de la richesse — en nourrissant, en bâtissant, en soignant, en éduquant. On peut aussi gagner sa vie en semant la désolation pour autrui.
En étant honnête avec soi-même, on peut vite déterminer si l'on produit de la richesse ou de la misère, et ce qu'apporte au monde l'organisation à laquelle on appartient. La plupart du temps, la réponse est cruelle : soit on apporte, soit on parasite, soit on détruit.
Le prix de l'affrontement
L'obsession des intérêts nationaux étroits au détriment de l'intérêt commun engendre un gâchis colossal. Les complexes militaro-industriels, les armées, les bases navales dévorent des ressources astronomiques sans produire le moindre bien réel pour l'homme.
Les conflits armés ne sont que destruction pure des richesses accumulées, sans parler des tragédies humaines qu'ils engendrent.
Ce n'est pas là un prêche pour un pacifisme naïf, mais un rappel du prix que l'humanité paie pour son incapacité à s'entendre. Le manque d'optimisation rationnelle et le faible rendement systémique découlent de ces divisions en clans d'intérêts divergents.
Cette inefficacité est omniprésente — du macro au micro — et les pertes sèches ne se comptent pas en pourcentages, mais en multiples.
Pour que l'humanité puisse un jour atteindre l'immortalité et la résurrection, elle doit d'abord atteindre des formes d'union. Sans une grande idée fédératrice, l'homme reste pour l'homme un rival, voire un ennemi. C'est ici que réside la force de la philosophie du cosmisme russe.
Une science sans résultat
Le monde académique contemporain se préoccupe souvent plus de bibliométrie, d'indices de citation et de subventions que de véritables percées. La motivation des chercheurs est biaisée : le système récompense l'imitation d'activité plutôt que la découverte fondamentale. Un chercheur publiant cent articles sans relief sera mieux considéré que celui qui œuvre des années pour une unique révélation.
Innover sans innovation
Le modèle de la start-up, efficace pour des niches, est appliqué mécaniquement partout, même là où il est inapproprié. Des budgets sont engloutis par des gestionnaires qui ne distinguent même pas l'innovation de la modernisation. On singe le progrès à défaut de le porter.
Substitution des buts
Les multinationales, via un marketing agressif, ne vendent plus seulement des produits — elles façonnent les existences, créent des besoins factices pour servir leur seul profit.
Le vide existentiel né de la perte du sens profond est alors comblé par la consommation.
Une inversion monstrueuse a eu lieu : l'être humain est devenu une ressource pour le capital. Or, c'est le capital qui devrait être l'outil au service du génie humain, et non l'inverse.
Vers une abondance authentique
La transition vers l'abondance n'est pas qu'un défi technique. Elle exige de repenser les rapports sociaux, d'aller au-delà des intérêts privés pour viser le bien commun.
Les technologies — nanorobots, IA, fusion thermonucléaire — ne seront que des outils. Mais les utiliser pour bâtir une abondance réelle, et non de nouvelles formes d'oppression, exigera un choix conscient de l'humanité privilégiant la coopération sur la rivalité, l'universel sur le particulier.
Dans le cadre du projet de résurrection universelle, il faudra non seulement bâtir le socle technologique, mais aussi résoudre les nœuds sociaux fondamentaux.
Sans cela, l'abondance côtoiera une rareté organisée, où la technique ne servira qu'à creuser les inégalités au lieu de libérer l'homme.
Science du bonheur : de la quête philosophique aux solutions technologiques
Qu'est-ce que le bonheur ? Sommes-nous tous aptes à le ressentir ? En quoi diffère-t-il de la simple joie ? Si la joie n'est qu'un état passager de la psyché, est-il possible de la rendre pérenne ? Et si toutes les conditions objectives semblent réunies, mais que le bonheur demeure absent — où se loge le mal ?
Même la définition du « bonheur » est un abîme philosophique. Posez la question autour de vous : vous obtiendrez autant de recettes que d'individus. Il n'existe aucune formule universelle clé en main.
Nombreux sont ceux qui oublient que le succès et le bonheur sont deux cimes distinctes, souvent situées aux antipodes l'une de l'autre.
D'où vient la félicité, d'où vient l'ennui ? L'homme l'ignore, la science se tait.
L'école n'enseigne pas les rudiments de la bonheuristique. C'est un paradoxe : un aspect aussi crucial de l'existence humaine reste aux portes de l'éducation structurée. Un « Institut du Bonheur » sonne encore comme une fantaisie de poète. Presque personne n'applique une méthode scientifique rigoureuse à cette quête.
Peut-être le temps n'est-il pas mûr, d'autres urgences semblant primer. On a bien les psychanalystes, les coachs et les gourous, mais globalement, l'homme est livré à lui-même : il cherche, trébuche et retombe sur les mêmes obstacles depuis des millénaires.
Pratiques spirituelles, thérapies de croissance, pyramide de Maslow, mirages financiers — autant de tentatives parfois gauches pour combler le vide d'une connaissance systématique. Faute de socle scientifique, ces démarches demeurent éparses et souvent contradictoires.
Priorités d'État et félicité humaine
La réalité est que les États ne s'occupent pas encore du bonheur intime. Ils se soucient d'aides sociales, de santé publique, d'urbanisme, d'infrastructures. C'est nécessaire, mais ce n'est que la fondation.
Il reste plus prestigieux pour un État de concevoir un missile ou de lancer un satellite que d'assurer la paix intérieure de ses citoyens. C'est un état de fait que l'on accepte par habitude, faute d'avoir connu autre chose.
À l'avenir, le bonheur et sa qualité deviendront l'unique priorité planétaire. Quel autre but pourrait bien poursuivre une civilisation humaine digne de ce nom ?
« Aujourd'hui, le mot d'ordre que la Russie devrait porter au monde, c'est celui de "bonheur". Nous sommes la terre du bonheur humain »
Laissons aux États-Unis leur slogan de liberté. La Russie pourrait proclamer que sa priorité est le bonheur. Ce serait là une idéologie d'une puissance redoutable..
On pourra sourire avec cynisme en voyant la dureté de la vie dans certaines provinces reculées.
L'aisance est un préalable, mais elle ne suffit pas. Le bonheur ne réside pas dans le seul avoir. De quoi est-il donc fait ? Comment nourrir cette flamme de l'âme ?
Au regard de notre code culturel, de notre soif de justice où la vérité prime sur le profit, où mieux qu'ici pourrait-on tenter cette expérience ? Une fois notre propre refondation achevée, s'entend.
Pour l'instant, c'est le vide idéologique qui prévaut, plutôt que des efforts concrets pour transformer l'existence en œuvre de bonheur.
Un avertissement venu du passé : l'expérience « Univers 25 »
Il faut se souvenir de l'expérience « Univers 25 ». Ce fut la tentative ultime du savant John Calhoun de bâtir un paradis pour souris.
Malgré l'abondance de nourriture, l'absence de prédateurs et un confort total, la colonie a périclité jusqu'à l'extinction.
Une phase de déliquescence sociale s'est installée — Calhoun l'appela « l'effondrement comportemental » — marquée par l'agressivité gratuite, l'apathie et le refus de procréer. La population entière a péri dans une abondance matérielle stérile.
Les hommes ne sont pas des rongeurs, mais les tendances actuelles inquiètent. La dépression galope dans les pays riches, la natalité s'y effondre et l'atomisation sociale s'accentue à mesure que le confort progresse.
L'approche transhumaniste : l'ingénierie de la félicité
Pour les transhumanistes, il est souhaitable d'intervenir pour remodeler l'organisme, y compris les circuits de l'émotion.
Demain, quand la science déchiffrera les secrets du cerveau, nous pourrons intervenir avec justesse sur nos systèmes de récompense.
En modulant nos réseaux neuronaux et hormonaux, nous pourrons littéralement accorder notre humeur à nos ambitions — qu'il s'agisse de créer ou de réfléchir.
Il s'agira de trouver un équilibre sain — des « clés du bonheur » — et non de s'abîmer dans un plaisir artificiel permanent. Il ne s'agit point d'une hébétude chimique, mais du maintien d'un état psychophysique optimal pour une vie productive et lumineuse.
Biotechnologies de la jeunesse
À l'avenir, les biotechnologies préserveront notre vigueur. Cela implique une maîtrise de l'homéostasie hormonale et de tous les marqueurs vitaux.
Imaginez posséder toujours l'énergie et la clarté d'esprit nécessaires pour entreprendre. Ce sera l'un des piliers de ce Paradis Façonné que promeut le cosmisme.
L'illusion du bonheur marchand
Le bonheur moderne n'est souvent qu'un leurre — un reflet sur un écran fixé devant nos yeux. Une image qu'on ne rattrape jamais, car elle se déplace avec nous.
Nous sommes assaillis par des icônes de félicité. On nous somme d'être ravis de consommer le vide.
La fiction s'arrête toujours au dénouement heureux, feignant de croire que le bonheur est un état immuable. Les autres fins sont taboues.
On oublie que la vieillesse et la mort attendent au tournant. Le bruit médiatique empêche toute réflexion sérieuse.
La tragédie du biologique
Peu d'hommes peuvent être plus heureux que leur propre corps. Or, ce dernier est une machine à mourir.
Nous cherchons le bonheur dans des enveloppes programmées pour le déclin. Vieillir, c'est perdre lentement la faculté de s'émerveiller et d'aimer.
Pour le cosmisme russe, les ressuscités ne doivent pas simplement retrouver la vie, mais accéder à un bonheur authentique — fondé sur l'abolition des entraves biologiques à la joie.
L'homme se mesure aux autres.
Nos proches sont aussi nos rivaux. Nous nous comparons sans cesse. Nous voulons réussir, mais nous ne souhaitons pas forcément que nos amis réussissent mieux que nous. Nous utilisons leurs succès comme étalons de notre propre croissance.
Nous sommes prisonniers d'une lutte perpétuelle, mais nous refusons d'en sortir. Nous voulons vaincre, quitte à passer à côté de l'essentiel.
On accepte l'échec de l'autre, mais son succès nous est insupportable. On finit par s'isoler pour ne plus souffrir de la comparaison.
Une lecture conseillée
On peut recommander la conférence d'Andrey Kurpatov « Comment devenir heureux ? ». sur YouTube
Diversité et métamorphose : de la valeur de chaque âme dans le projet de résurrection
Le péril de la sélection
Vouloir trier l'humanité pour n'en garder que les « parfaits » serait une faute lourde. Cette manie de juger qui est digne de vivre est un vestige de temps anciens. Les textes religieux d'autrefois l'utilisaient pour tracer un cap moral simple, adapté aux esprits de jadis.
Ces écrits s'adressaient à des hommes vivant il y a des millénaires, pas à nos contemporains.
En cherchant à purifier l'espèce selon nos critères actuels, nous perdrions la richesse de l'humain.
La graine et le possible
Chaque être « retiré » est une semence. Il porte en lui un code génétique, une mémoire et une culture uniques. C'est là sa valeur absolue.
Une semence est un devenir, non un aboutissement. Dans un terreau neuf, chaque personnalité pourra reprendre son évolution, dotée de moyens de transformation inouïs.
Cette multitude de destins créera un mouvement de vie dont nous ne percevons pas encore le but.
Peut-être l'Univers cherche-t-il à s'appréhender à travers nos regards. Apprendre et croître semblent être les lois fondamentales de la matière vivante.
Une chose est sûre : la diversité est le moteur du vivant. Sans elle, le monde est inerte.
Se transformer par l'immersion
Les « retraits » multiplieront les facettes de l'expérience humaine. Plongé dans un monde nouveau, le ressuscité sera emporté par un flot d'événements qui le forceront à changer.
L'esprit va mûrir, brisant les carcans des vieux préjugés. Le soutien de guides ayant déjà vécu cette mue sera précieux.
On pourra regarder son passé autrement, comprendre ses propres fautes et, enfin, pardonner l'impardonnable.
Spectres de sensation et empathie
On ne change pas seulement par ce que l'on comprend, mais par ce que l'on ressent.
Aujourd'hui, nos sens sont bridés. Un espion, une star ou une ascète vivent sur la même Terre, mais dans des mondes clos, étanches les uns aux autres.
Le spectre des émotions possibles est un clavier immense. Pourtant, nous n'en jouons qu'une seule octave.
Les plus chanceux en perçoivent quelques-unes. Les autres se contentent de trois notes.
Ceux qui ne vivent que pour l'argent ou le pouvoir sont sourds aux autres mélodies.
On pourra soigner ces œillères en élargissant le champ de perception.
Cela demandera une thérapie douce ou des outils technologiques, comme un re-imprinting des circuits du plaisir.
Le projet Neuralink promet de partager des pensées, mais aussi des vécus. On pourra un jour ressentir le monde à travers les yeux d'un autre.
On partagera aussi la douleur. Les chiffres des guerres ne seront plus des statistiques froides.
Si l'on pouvait ressentir la détresse d'une victime en temps réel, on ne prendrait plus les mêmes décisions.
Vers une union nouvelle
Jadis, nos tribus étaient soudées. La croissance démesurée de la population a brisé ces liens, nous laissant seuls au milieu de la foule.
On pourra recréer cette unité perdue. Peut-être par un Internet devenu esprit collectif, permettant un consensus direct plutôt que des palabres politiques.
Le passé ne nous définit pas. Nos drames actuels paraîtront demain n'être que de vieux jeux d'enfants.
La cité de la paix
Ressusciter l'humanité, c'est vouloir bâtir un monde capable d'accueillir toutes les ombres pour les transformer en lumière.
Le ressuscité n'est pas un accusé, mais un être à faire grandir. Chacun aura droit au pardon et à la métamorphose.
Les « retraits » sont une invitation à tendre vers une forme de vie plus harmonieuse.
Un monde où la différence n'est plus un choc, mais la clé de la symphonie.
Est-ce un rêve ? Peut-être. Mais l'histoire prouve que le possible naît toujours de l'impossible.
Le pouvoir et la sécurité à l'heure du nombre
Notre monde repose sur la domination et le pouvoir de contraindre. Il nous est pénible d'imaginer un monde où le pouvoir n'aurait plus de raison d'être.
L'histoire n'est qu'un récit de soumission et de révoltes. Sans maître, nous craignons le chaos.
Liberté ou contrôle absolu ?
On pourrait imaginer que nul ne puisse porter atteinte à autrui sans son aveu. La violence deviendrait techniquement impossible.
Mais qui tiendrait les rênes de ces verrous neuronaux ? Ne serait-ce pas là le chemin vers un esclavage parfait ?
La hiérarchie, un mal nécessaire ?
Aujourd'hui, sans chefs, tout s'écroule.
Nous avons au moins la liberté d'en débattre sans risquer le bûcher.
L’anarchisme rejette toute autorité imposée au profit de l'autogestion. Des courants pacifiques, comme celui de Tolstoï, prônent l'abolition totale de la violence.
Les failles de l'Hyper-Monde
Une structure centrale est une proie :
- Elle peut être corrompue.
- Elle peut muter en tyrannie.
- Elle peut s'effondrer sous ses propres dogmes.
Comment bâtir un code immuable pour les siècles à venir ?
S'il est trop souple, il se perd. S'il est trop rigide, il étouffe.
Avec cent milliards de vies en jeu, l'erreur n'est pas permise.
Guerre ou Harmonie ?
Nos modèles actuels sont fragiles. Le XXe siècle a vu la chute des grandes utopies.
Il faudra inventer une autre manière de vivre ensemble.
Peut-on être humain sans la peur du gendarme ou du jugement divin ?
La racine des guerres
Une éthique universelle est le seul rempart contre l'entropie.
Mais comment rallier ceux qui refusent cet idéal ?
La question reste ouverte. Faut-il extirper le mal ou apprendre à vivre avec ?
Responsabilité
Une erreur de conception pourrait engendrer un enfer éternel.
Ne rien faire, c'est accepter que la violence se perpétue à jamais.
Pour libérer le monde du pouvoir, il faudra peut-être en user avec une force inouïe au début.
L'avenir doit être une démocratie du futur que nous ne pouvons pas encore concevoir.
Il nous appartient de chercher le chemin de la liberté.
Le piège de la liberté
BBC, 2007 — « The Trap : qu'est devenu notre rêve de liberté ? »
Un film essentiel sur la crise de l'humanisme.
Une plongée dans les racines de notre malaise social.
Changer de visage à l'heure de la vie éternelle
L'apparence ne sera plus liée à l'âge. Rajeunir le corps est déjà une métamorphose radicale.
On pourra réécrire son code génétique grâce au CRISPR/Cas9.
Le choix de soi
Un homme de cinq cents ans pourra ressembler à un sage ou à un adolescent, au gré de ses envies.
La mue sera lente au début, pour que l'esprit garde ses repères.
Nouvelles mœurs
Les couples décideront ensemble de leurs futurs visages.
Les enfants pourront reprendre l'aspect que leurs parents ont gardé en mémoire pour faciliter les retrouvailles.
S'adapter au futur
On recréera des décors d'époque pour que les ressuscités ne soient pas trop désorientés.
La part d'ombre et sa possible alchimie
La violence fait partie de notre héritage biologique. On ne peut pas l'effacer sans perdre notre essence.
Les ressuscités viendront de siècles différents avec des morales opposées.
Fils de prédateurs
Nous sommes les descendants de ceux qui ont vaincu. Chacun porte une ombre en soi.
Ce mal se cache souvent derrière de nobles causes.
Mieux vaut un bandit qui s'assume qu'un hypocrite drapé dans son patriotisme.
Le diable commence par l'écume aux lèvres de l'ange qui combat pour une sainte cause.
Regarder le mal en face
Refuser son ombre, c'est la projeter sur un bouc émissaire.
Accepter notre part de mal nous rend plus libres.
Nous luttons contre notre propre nature animale.
Pistes
On pourrait modifier l'humain, mais ce serait une autre forme de violence.
Sanctuaires de règles
On pourrait créer des zones pour ceux qui ont besoin d'affrontements.
Des lieux régis par des contrats précis, où le risque est consenti.
Si l'on veut frapper, il faut accepter d'être frappé.
Chaque vie serait sauvegardée pour pouvoir être restaurée après le « combat ».
Ces pulsions seraient alors contenues loin de la société civile.
L'école du combat
La guerre est aussi une manière d'apprendre par l'épreuve de force.
Elle pourrait devenir purement informationnelle, un duel de sens.
Espérons que nous saurons nous passer des armes létales.
Fondation
Pour quoi êtes-vous prêt à mourir ? C'est la question fondamentale.
La paix ne fleurit que dans l'amour.
De l'Eden religieux au miracle de la science
Pour le serf d'autrefois, le Paradis était la juste récompense de sa misère.
Légendes
On raconte que certains chefs droguaient leurs soldats pour leur faire visiter un palais somptueux, leur faisant croire qu'ils avaient vu le Ciel.
C'était une ruse efficace pour s'assurer leur loyauté.
Sens nouveau
Aujourd'hui, nous avons sur Terre plus que les rois de jadis. Le Paradis religieux perd de son éclat.
L'éternité sans fin peut aussi être une torture. Sa valeur est purement subjective.
Nos images du sacré sont peut-être simplement démodées.
On nous demande de croire sans comprendre.
Le choix
Face au choix, la plupart des gens préféreront prolonger leur vie terrestre plutôt que d'attendre un jugement incertain.
Le Paradis comme récompense ou l'Enfer comme menace sont des outils de contrainte un peu grossiers.
Ingénierie du Paradis
On peut bâtir le bonheur ici-bas en soignant la chimie de notre malaise.
La douleur est un moteur biologique. On tentera sans doute de le remplacer par quelque chose de plus noble.
L'espoir
L'humanité divinisée est le but ultime de notre histoire. Un idéal de vérité et de liberté.
Le miracle
Le miracle n'existe pas, et pourtant il survient. C'est le possible qui nous est encore caché.
Quand l'impossible surgit, il brise nos certitudes et nous oblige à grandir.
Probable et vrai miracle
Se réveiller après un long coma est un miracle de probabilité.
La résurrection de Lazare est un miracle qui dépasse notre entendement actuel.
Manipulation
Ceux qui savent prévoient les éclipses pour asseoir leur pouvoir sur les ignorants.
Un hologramme au XVIIIe siècle aurait été pris pour Dieu lui-même.
Le miracle n'est que l'ombre portée de ce que nous ignorons encore.
Où s'arrête le « moi » ?
La chenille et le papillon sont-ils un seul être ? Leurs structures sont opposées. Qu'est-ce qui les unit ?
Expérience
Si l'on coupait un homme en deux pour reconstruire chaque moitié à l'identique, où irait l'âme ?
Y aurait-il deux consciences ou une seule en deux corps ?
Si une copie commet un crime, faut-il punir l'original ?
La technologie pose ces questions avec une urgence nouvelle.
De l'esprit à la machine
L'idée qu'un corps égale une seule personne est peut-être une erreur.
La notion de « moi » est un gouffre.
L'intuition nous trompe
On croit savoir qui on est, mais c'est une illusion.
L'enfant croit être son corps, mais c'est bien plus vaste.
Nos certitudes sur la vie et la mort volent en éclats.
Le « moi » est une construction fragile.
Frontières
Avec les prothèses et les transplantations, l'unité du corps se dissout.
Où se cache l'observateur qui unifie nos sensations ?
Certaines anesthésies laissaient jadis le patient ressentir la douleur tout en l'oubliant aussitôt. Était-ce toujours lui qui souffrait ?
Si vous ne vous souvenez de rien, était-ce vraiment vous ?
Immortels
Dans « Altered Carbon », la mémoire est sauvegardée sur serveur.
Si on vous tue, on vous recrée. Mais êtes-vous le même ?
Le cerveau
On meurt un peu chaque jour avec la perte de nos neurones.
Pourtant, notre identité persiste.
À quel moment l'embryon devient-il une personne ? Il n'y a pas de réponse tranchée.
La mémoire n'est pas non plus un socle stable.
Temps et espace
Le corps change entièrement en dix ans. Rien n'est permanent.
L'identité est un acte de foi, une fiction nécessaire.
Si un homme devient un dauphin, est-il toujours le même ?
Le transhumanisme nous force à redéfinir la vie et la mort.
Recréation
On pourra peut-être reconstruire un homme atome par atome.
Serait-ce un miracle ou une simple copie ?
- La séparation spatiale du moi.
- La continuité dans le temps.
- La métamorphose radicale.
L'âme
Si l'âme est immatérielle, elle ne peut influencer la matière sans laisser de traces.
Un jour, les chirurgiens transplanteront des cerveaux.
Où logera alors l'identité ? Dans le corps ou dans la pensée ?
Le choix
Nous sommes ce que nous croyons être.
Toutes nos certitudes s'effondrent face à l'éternité.
Regardez la vidéo pour aller plus loin dans ce mystère.
Bâtir le futur ensemble
Vos idées sont les sentiers qui percent l'obscurité du futur.
Écrivez-nous pour partager votre vision. ru.cosmism@gmail.com
Où iriez-vous en premier dans ce nouveau monde ?
Ensemble, inventons ce qui nous attend.
Ne laissons personne nous interdire de rêver.
Ce que l'on peut faire
- L'aide la plus significative à la « Cause Commune » est peut-être simplement de discuter des idées des cosmistes russes avec quelqu'un de votre entourage. L'effet papillon ou l'effet d'un essaim de papillons est sans doute sous-estimé sur le long terme. De plus, nous sommes tous liés par environ six poignées de main — à travers la chaîne, l'information finira par atteindre des participants clés, capables, en la retransmettant, de la renforcer et de la développer. La conversation la plus ordinaire sur ces idées peut avoir un effet notable sur l'avenir lointain, car les pensées et les paroles significatives, telles des ondes, se reflétant maintes fois sur les gens, partent dans l'éternité et engendrent notre avenir.
- Soutenir sur Boosty.to la collecte de fonds pour la publicité du site et la promotion des idées du Cosmisme Russe.
- Envoyez à quelqu'un de vos connaissances un lien vers https://russian-cosmism.ru ou partagez-le dans un chat ou un commentaire où vous participez vous-même aux discussions.
- Vous pouvez écrire vous-même de nouveaux textes sur le RC, mieux et plus clairement raconter les idées existantes, les compléter avec les vôtres, formuler et poser d'autres questions importantes sur le sujet. Poster chez vous quelque chose parmi les matériaux sur le cosmisme russe.
- Participer aux rencontres et projets du RC dans les communautés de personnes partageant les mêmes idées. Saint-Pétersbourg — Société Scientifique des Cosmistes : https://космизм.рф + https://t.me/russian_cosmism Moscou — Portail du Musée-bibliothèque N. Fedorov : https://nffedorov.ru + https://vk.com/muzejfedorova
- Signaler à ru.cosmism@gmail.com les erreurs trouvées dans le texte — orthographiques, stylistiques ou factuelles, si vous en remarquez.
- À ses enfants, quand ils se poseront la question de leur propre mortalité et de la vôtre, expliquer que, disons, si l'on crée une pilule spéciale contre la vieillesse, alors tous les gens pourront vivre indéfiniment longtemps — mais pour l'instant, les scientifiques n'ont pas encore inventé une telle pilule. Une telle empreinte exerce une influence décisive sur les réactions ultérieures de la personnalité, la formation de ses valeurs et priorités, et finalement — sur le comportement dans son ensemble.
- Faire grandir en soi un cœur qui n'est pas une boîte en carton remplie de mèmes, mais un morceau de l'un des éléments. Notre conscience crée des idéaux, et la raison cherche des moyens de les atteindre.
Le destin de nos vies immortelles est défini par les conséquences de nos paroles et actions, qui se propagent en ondes et se reflètent dans l'éternité.

















